Didier Lestrade, Mémoires 1958-2024

Résumé

 

22 février 1958 : Né en Algérie, à Burdeau (qui deviendra Mehdia)
Il se décrit comme un enfant gentil, rebelle et sauvage

Dans sa famille trois frères sont homosexuels
Le drame du divorce de ses parents et le départ d’Algérie le marque de façon indélébile « Ma vie commence à prendre un sens à la découverte de l’homosexualité à 13 ans ». Son homosexualité est un frein à son éducation « Je voyais du danger partout » « Je suis passé d’un enfant gentil et naïf à un ado qui avait le visage fermé », toujours les sourcils froncés disait son père
« Fils d’agriculteurs nous étions défavorisés dans les années 60 et 70 »

A 15 ans sa colère et sa frustration lui deviennent intolérables
En 1976, il fait une tentative de suicide à 17 ans

A 18 ans, en dernière année de terminale il se sent de plus en plus militant, il se rend à Bordeaux, il trouve les membres du GLH (Groupe de libération homosexuel) plutôt bourgeois, « arrivés », lui se sent un entrepreneur, il est impatient face à leurs positions théoriques, conventionnelles, ils lisent Libération (il n’y rencontre pas Jean Le Bitoux)
Juin 1977 il rate son bac à nouveau
A l’été 1977, informé par le GLH, il se rend au rassemblement gay international de Montaigu-en-Quercy (le Mont-des-tantes), il y fait la connaissance de Franck Arnal, il est accueilli par Sister Tui, première folle américaine qu’il rencontre, il remarque parmi les Français Misti Gris (Michel Bigot) et Audrey Coz, ils font de l’agit-prop le dernier jour déguisés en folles dans le village, il aime la fierté et l’arrogance.

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