CHARLES TRENET
1913 – 2001
A partir de Richard Cannavo Monsieur Trenet, février 2001
En 1928, Charles Trenet a à peine 15 ans lorsqu’il découvre pour la première fois la bohème de Paris, à Montparnasse, venu de Perpignan, de passage pour un mois avant de poursuivre vers l’Autriche pour aller voir sa mère ; et dira-t-il plus tard « ce fut un rêve. Je me rends compte à présent que ce fut vraiment un rêve, qui me permit de connaitre des gens dont la signature aujourd’hui, au bas d’un tableau, est la garantie d’un bon placement », il cite Vlaminck, Utrillo, Dufy, Derain, Picasso, Kisling, il se souviendra aussi d’Antonin Artaud, de Bergson.
Le 14 juillet 1931, les jardins de l’hôtel de la préfecture à Vernet-les-Bains, ont été parcourus par deux jeunes hommes nus, Charles Trent, 18 ans, et un ami – dissimulés derrière des draps au grand étonnement du barman, il est inculpé et retenu pendant six jours pour « outrage public à la pudeur », puis un non-lieu est prononcé ; le 22 août 1931 l’Indépendant de Perpignan parle d’une affaire scandaleuse concernant Trenet, la promenade scandaleuse de « 2 partisans étourneaux du régime humide et de la danse serpentine »
En 1932, à 19 ans, lors de son entrée à la SACEM, il déclare : « Mon destin de poésie, un soir, après un discours analogue, a jeté bas le masque, a déchiré son costume, a revêtu le mien, et nous sommes partis tous deux – et je suis parti tout seul sur la voie dont certains aiguillages me séparaient du teste du monde »
Lorsqu’il reviendra à Paris, Charles sera avide et impatient il ira au Bœuf sur le toit, près des Halles, où il rencontrera Jean Cocteau et Max Jacob qui sont rapidement ses meilleurs alliés et tant d’autres célébrités.
Il tente alors de faire éditer son volumineux manuscrit Les Rois fainéants, l’éditeur Denoël l’engage à rencontrer Max Jacob, Charles qui a dévoré Le Cornet à dés et Le Laboratoire central ne demande que cela, Denoël s’adresse à Max Jacob « Ami permettez-moi de vous présenter le jeune Charles Trenet qui désirait vous voir ! – Eh bien répondit Max Jacob, qu’il me voie, qu’il me voie ! » en remettant son monocle « Et depuis ce jour, je le revis pendant 2 ans presque tous les soirs » dira Charles Trenet. Charles rencontrera le « grand » poète Gaston Bonheur cher Max Jacob. Pendant la guerre, Charles retrouvera Max Jacob à l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, il faisait visiter cette abbaye qu’il connaissait par cœur, il était intarissable d’histoires, de projets, de poèmes », c’était quelque temps avant son arrestation et sa mort. Il se lie à Paul Léautaud et fait parvenir un poème à Henry de Montherlant qui lui exprimera sa joie de le lire.
Un matin il est reçu par Jean Cocteau « les 5 minutes de dialogue que j’espérais se transformèrent en deux heures de monologue. Jean Cocteau me parla comme lui seul savait le faire, à la fois pour éblouir et pour s’étourdir ? J’étais émerveillé, j’avais la certitude d’être en présence de l’homme qui a inventé le goût de son époque et il ne s’interrompit qu’une fois pour me demander d’où j’étais…Son appartement était un rêve. Quand on entrait dans le vestibule on découvrait tout de suite un immense cheval dessiné par Picasso : dans un coin il y avait une petite table d’écolier »
Charles et Johnny Hess, duettiste, iront frapper à la porte, avec succès, du propriétaire du Palace et du Casino de Paris, qui organise des auditions, Henri Varna qui produit alors Joséphine Baker, puis ils vont au Fiacre dirigé par le chansonnier O’Dett (René Goupil) où se produit Fréhel. Elle interprète des chansons de Charles Trenet et Johnny Hess. Ils connaissent aussi Jean Sablon qui à son tour chante 2 de leurs chansons. Le journal de leur région d’origine, le Coq catalan, dresse un bilan flatteur de leurs premiers mois d’activité le 2 juin 1934. A l’Européen ils tiennent l’affiche avec Damia et le chansonnier G. Vallier, directeur du Perchoir.
En 1935, il quitte le Fiacre, où ils étaient rentrés pour deux semaines et y sont restés 1 an.
Charles a une boulimie de lire, il emporte ses « chers livres », tout Coteau et tout Max Jacob, avec des dédicaces d’amitié, mais aussi du Desnos, du René Char, du Georges Bataille, du Michel Leiris et du Antonin Artaud, les premiers policiers américains imprimés en France, le premier roman de Malraux Le Temps du mépris.
Charles a le talent de la musique et de la poésie, il a la capacité de composer très rapidement ses chansons et de la chanter en public presque aussitôt. Il s’entretient beaucoup physiquement, il court longuement, en effectue des pompes et soulève des haltères.
En juillet 1936 Léo Lagrange voudrait 1000 auberges de jeunesse « et que toute la jeunesse de note pays puisse voyager, donc se distraire et s’instruire », c’est l’été de l’insouciance et de la douceur de vivre, mais après Mussolini et Hitler, le pronunciamiento du général Franco en Espagne ébranle le pays, la France est de plus en plus déchirée
Charles Trenet est mobilisé pour l’Armée, à Istres il se fait harceler à cause de ses cheveux longs et de se boucles blondes fort éloignés de la coupe règlementaire. Dès qu’il peut quitter la caserne à 17h pour des virées nocturnes interdites, il se rend à Marseille pour voir son ami Edmond Bory, patron du Grand Hôtel sur la Canebière, et s’installe au piano pour travailler ; il y rencontre le grand Maurice, Maurice Chevalier, stars d’entre les stars, dans sa revue au Casino de Paris qui chante l’une de ses chansons Y a d’la joie, très éloignée de ses habituelles boulevardises, chanson déterminante que Trenet a composé pour tuer le temps ; c’est au Grand Hôtel qu’on l’a appelé le « fou chantant » parce qu’il avait les cheveux rasé des soldats.
En octobre 1937 Trenet est libéré du service militaire, il rapporte un répertoire de chansons folles et gaies écrites essentiellement dans les salles de police qu’il a beaucoup fréquentées ; chez Columbia il rencontre Wal-Berg, excellent musicien et arrangeur qui va participer à bon nombre de ses enregistrements
Désormais sans Johnny, Charles s’est composé un costume un peu spécial, chapeau beige rejeté en arrière pour qu’on voie ses cheveux jaunes, les yeux, le chemise et le costume bleu ardent, les dents et la cravate blanches, l’œillet rouge, les chaussures à triple semelle, et Jean Cocteau s’écrit : « Je tremble que cette figure vermeille, cette chemise sombre, cette cravate blanche, cet œillet rouge n’éclatent d’enthousiasme, comme une merveilleuse bulle de savon »
En 1937 sa première chanson Je chante n’est rien d’autre que l’histoire d’un suicide. Mais il nie, ou plutôt, il pirouette, une fois de plus, un éclat de rire, un calembour, et lance « J’ai un visage tout rond qui ne montre jamais le chagrin. Un fantaisiste qui pleure, ça n’existe pas ». Il se retourne sur une enfance rêvée, une enfance manquée, l’insondable nostalgie d’un manque. Cette gaieté constante est aussi un moyen de s’offrir une enfance. Il dira « il y a quelque chose en moi qui n’a jamais mûri. Je joue avec la vie comme avec un gros chien. Peut-être un jour le gros chien me mordra… Quand j’écris une chanson, c’est souvent pour oublier ce monde extérieur qui m’est tellement beau. J’ai l’impression, quand j’entre en scène, de prendre un bain. Je m’y lave dans mes chansons. J’y laisse toute la crasse physique et morale de la journée. Voilà ». Il n’oublie jamais que les sentiers les plus joliment fleuris livrent le passage aux monstres et que nos contes de fées sont semés de sournoiseries érotiques… Il brouille les pistes mais sans jamais oublier d’en rire. « Avec Max Jacob, avec Cocteau, nous rions comme des enfants »
En hiver 1937, Jean Cocteau vient le voir au bar du Grand Hôtel à Marseille, il est subjugué par sa fraicheur et son originalité, il le dit dans un article de Ce Soir, avec le titre Tout finira par des chansons : J’entre dans ce cabaret neuf de la Canebière. Charles Trenet achève son numéro. Je comptais lui serrer la main et partir. Or la chanson qu’il chante m’intrigue à tel point que je reste. J’attendrai le second tour. Je veux entendre à la source, puisque c’est ce tout jeune homme qui les invente, les chansons qui trainent la rue. N’aurait-il mis en marche que Y a d’la joie et Tout est au duc, ce ne serait déjà pas dit mal. Ce Tout est au duc est d’une horlogerie parfaite qui connaît le sort de Tout va très bien madame la marquise, tant il est vrai que le peuple ne change pas. Il aime les titres et les cortèges, mais il choisira, entre mille, une chanson qui moque les aristocrates et s’achève par leur ruine » et Cocteau continue, il voit dans Charles Trenet du Gaston Bonheur, du Villon, du Rimbaud, du Verlaine, du Heine, du Apollinaire.
2 avril 1937 Charles Trenet poète, chanteur de jazz fait une entrée remarquée sur la scène de l’ABC, flamme dans les cheveux, lyrique, verve irrésistible, écrit son Pygmalion des jeunes années le poète Robert Bausil qui considère que les chanteurs sirupeux et les histoires marseillaises et l’accent marseillais ont fait leur temps
Printemps 1938, Charles Trenet fait ses débuts à l’ABC, music-hall à la mode sur les boulevards, il a épinglé sur la porte de sa loge qu’il cherche une idée pour se dessiner une affiche, Cocteau qui vient saluer le phénomène griffonner sur le papier une esquisse de son portrait avec ces mots « je te l’avait dit ».
Trenet sort de son Hispano-Suiza avec son costume impeccable.
Dans la salle il y a Emmanuel Berl et Mireille, Sacha Guitry et Colette, Cocteau et Max Jacob, Jean Nohain, Drieu la Rochelle.
Le 25 mars 1938 la presse lui fait un éloge unanime
Paul Fort signe un joli texte « Charles Trenet, le frère des poètes ? … Quelle fraîcheur d’âme »
En 1939 Johnny Hess swingue à un rythme frénétique et chante « Zazou, zazou, zazou, zazou, eh ! », il est une énorme vedette et enregistrera entre 1938 1944 une vingtaine de disques, presque autant que Charles Trenet. « D’avoir été chanteur debout en duo avec Johnny m’avait beaucoup appris » dira Charles. Mais par la suite le côté fantasque de Johnny l’écartera de la gloire.
Un après-midi il se promène avec Jean Cocteau sur les bords de la Marne, un endroit à le mode où il aimerait habiter, Cocteau pointe du doigt une maison habitée « Tu viendras vivre là », ce sera sa maison de La Varenne.
Septembre 1939, il répond à l’ordre de mobilisation et se retrouve dans le même bureau qu’il y a 5 ans à Salon-de-Provence.
Le 1er janvier 1940 Cocteau rédige cette dédicace « Tout bégayait. Tout traînait. Plus rien ne traîne et tout parle… C’est grâce aux chansons de Trenet ! » près d’un dessin. Il écrit ailleurs « M. Charles Trenet, sous son auréole de feutre, tourne sa figure paysanne vers l’ombre de ceux qui l’attendent, comme un tournesol vers le soleil »
Charles Trenet tourne aussi dans une trentaine de films. En 1941 il reviendra au cinéma dans La Romance de Paris, puis en 1942 dans avec Elvire Popesco, et enfin en 1943 dans Adieu Léonard, pratiquement la fin de sa carrière cinématographique
En 1942, les zazous créent un style, une mode, Johnny Hess a un énorme succès avec : « Les ch’veux fri-sotés / Le col haut de 18 pieds / Ah ! Ils, ils sont zazous / Le doigt comm’ça en l’air / Le veston qui traine par terr’ / Ah ! Ils sont zazous » sur l’air du jazz américain. Johnny Hess dira « Déjà avec Charles du temps des duettistes Charles et Johnny, nous étions des zazous avant la lettre : c’est notre goût pour le swing qui nous avait réunis mais aussi notre anticonformisme, notre doux anachronisme »
Cette année-là, Trenet se proclame zazou d’honneur et chante La Poule zazou (« Elle est zazou, cette poule-là »)
Le 27 mars 1942 un décret règlemente la récupération des cheveux coupés dans les salons de coiffure, lesquels seront dégraissés mélangés à la fibranne et destinés à la fabrication de pantoufles
Le 19 mai 1942 le « costume national » est de rigueur (longueur limité, étroitesse des ceintures) dans le but affiché d’économiser 135 000 mètres de tissu par an.
Au plus fort de l’Occupation, il se retrouve à la terrasse d’un café à Antibes, avec son ami O’Dett qui tient une boite de nuit à Nice ; O’Dett regrette d’être loin de Paris et de Pigalle ; en dix minutes Trenet compose Si tu vas à Paris qu’O’Dett chantera et qui deviendra un énorme succès ; O’Dett rêve de son cabaret parisien Chez Odett, ex- L’Abbaye de Thélème à Pigalle l’un des plus beaux cabarets de la capitale où Trenet venait diner le soir à ses débuts
Après-guerre, Paul Claudel dit à Maurice Rostand – qui est homosexuel – : « Il y a quand même des choses bizarres dans cette époque ! Quand on voit qu’on a donné le prix Nobel à Gide. ça vraiment c’est incompréhensible ! », Rostand répond « Mon cher maître, je ne comprends pas… » « Comment, vous ne comprenez pas ! Donner le prix Nobel (en 1947) à Gide, ce pédéraste ! » Alors Rostand fait : « Mais écoutez, mon cher maître, je ne sais pas moi, on peut être pédéraste et avoir du talent » – « Non ! » répond Claudel – « Oh écoutez mon cher maître, je suis désolé je vous assure qu’il existe des pédérastes qui ont du talent et même beaucoup de talent » – « Non ! ». Rostand avise alors Hébertot « Tout de même Hébertot que vous recevez chez vous ! … », « Quoi, vous croyez ? » « Mais j’en suis sûr ! » – « Et moi qui lui ai donné L’Annonce faite à Marie ! »
Le 22 mai 1948, Charles Trenet débarque à New York, il est aussitôt interné à Ellis Island par l’immigration américaine alertée par une dénonciation, le « scandale » de Vernet-les-Bains en 1931 lui revient à la figure, il est retenu prisonnier pendant 26 jours, les autorités finiront par lui accorder un visa de résident permanent aux USA ; aux USA, Trenet qui adore Sinatra, Bing Crosby et Fats Wallers, a un succès considérable, toutes les grandes stars américaines viennent l’écouter dont Frank Sinatra et Clark Gable.
A Paris, Le Tabou, le Club Saint-Germain, La Rose rouge, Le Flore ou les Deux-Magots sont à la mode, peintres, poètes, écrivains et philosophes s’y retrouvent, Boris Vian considère Trenet « comme le meilleur des amis », Trenet aime Juliette Gréco.
Après de longues tournées à l’étranger, en 1954 à 41 ans Trenet fait sa rentrée à l’Olympia, le Figaro fait son éloge « Son art est avant tout, comme celui des poètes un art d’enfance… Il est resté un chérubin du catéchisme »
En novembre 1955 Cocteau qui vient tout juste d’être élu à l’Académie française, remet un disque d’or à Trenet et déclare « Charles, j’ai beaucoup de tendresse pour toi. Tu devines, je le suppose, avec quelle émotion, je te remets ce disque d’or de tes noces avec Columbia. Depuis Marseille, où tu m’as chaviré une fois pour toutes, et je donne à ce terme son sens le plus grave, je n’ai pas cessé d’entendre ton souffle musical me rafraichir dans les foules où je sais mal vivre, et dans la solitude où je les fuis… Ton prodige est que tes chansons poussent comme si le trottoir était une herbe d’avril »
Jean Cocteau écrit : « Il y a en lui du dadais des parades foraines, du fantôme gai des Histoires de fantômes, de l’enfant qui lance des cerfs-volants, de l’organise des concours de grimaces, dans les cours d’école, des marins qui se et des barbouillent de farine au passage de l’équateur, du Gilles de Watteau, et des escapades du Grand Meaulnes »
En 1965, Trenet publie le livre Un Noir éblouissant qui seul sera vraiment reconnu par lui, un livre déroutant qui parle d’un pauvre Noir victime de sa trop grande passion pour les dames e « les vacances m’excitaient ! … il me fallait à tout prix une femme… Oui ! il me fallait une femme !… J’étais écorché de désir… ». Le Nouveau Candide parle de « Beaucoup de confidences déguisées, camouflées, des pistes et de fausses pistes dans un livre rythmé, un livre qu’il faudrait chanter, où l’auteur abuse des associations, allitérations et jeux de mots »
En mai 1971, lors de son triomphe avec Y’a d’la joie à l’Olympia, le journaliste de La Croix écrit ; « Le malheur n’a pas sa place dans l’univers de Trenet. Chevauchant un kangourou il joue à saute-clocher au-dessus de la vie quotidienne dont il fait éclater les cages et sauter les verrous…La joie éclate, la joie de vivre et de chanter, joie d’être ensemble, trous ensemble réunis à l’appel de ce farfadet mutin, souverain amusé d’un jardin extraordinaire », le journaliste de l’Express souligne « Il est lisse et blond et rose, chasse les scories de l’âge en les faisant fondre chaque jour dans un hammam des Champs-Élysées »
En 1972, il est en tournée mondiale (Inde, Australie, Afrique, Canada, États-Unis), sa chanson La mer arrive en tête d’un référendum organisé par RTL
Le 15 juillet 1983, le journaliste de l’Express s’interroge « Et si la vérité de cet homme insaisissable résidait dans une sorte de secret remords de n’avoir été malgré tout, lui, Trenet, qu’un saltimbanque, quelqu’un qui n’a fait qu’apporter un peu de poésie à la chanson… Trenet est un homme qui a peur d’être vu dans sa vulnérabilité ; il y a effectivement chez lui un côté très « parade », mais c’est une défense. Ainsi il passe son temps à se défiler par des pirouettes, il a un jeu très au point ».
François Truffaut parle de « l’élégance, la grâce et la légèreté, quelque chose qui ressemble au comble de la politesse »
En mars 1987 il est annoncé pour chanter à Notre-Dame de Paris pour une soirée de bienfaisance mais la soirée est annulée à la dernière minute par les autorités religieuses, il en tirera une chanson Je n’irai pas chanter à Notre-Dame.
Le 27 décembre 1988, dans Libération, Hélène Hazera écrit « Trenet le divin enfant ? »
Le 21 mai 1996 il a 83 ans France 3 lui consacre un Fa-si-la-chanter exceptionnel baptisé Y’a d’la joie
Charles Trenet et Aix-en-Provence, Ou quand Charles Trenet à Aix…
L’on sait que Charles Trenet habita dès 1960 au domaine des Esprits, chemin des Saints-Pères à Aix-en-Provence.
Décès de Charles Trenet en 2001



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